Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 21:45

Ludique.

Le mot, terrible, est lancé. Terrible car nul n'en connaît le sens, ni la façon d'obtenir ce qu'il désigne.

Professeurs, instituteurs, directeurs, éducateurs, parents accompagnateurs... souhaitent voir le travail scolaire devenir "ludique".

Oui. Comment ?... Là est la question.

Et si nous cherchions à savoir ce que nous aimons dans le jeu ?

Et pour mieux saisir l'essence du jeu, l'éclairer en contraste avec l'apprentissage scolaire ?

 

Lorsque nous jouons, nous souhaitons gagner (au moins le silence de nos enfants quand nous les auront laissé gagner...).

Il y a un projet de réussite dans le jeu. Est-il présent dans un exercice scolaire ?

Et si nous perdons, tant pis, un air hautain et surtout la formule "ce n'est qu'un jeu" drapera notre déception (oui, car personne ne dit "ce n'est un jeu" quand il gagne...).

L'enjeu d'un exercice scolaire est tout autre. Venons-nous à nous y tromper que voici notre erreur transformée en faute (mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa... c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute...).

Nous ne dirons jamais : "ce n'est qu'un exercice". Tout est dit.

Non, il y a pire.

 

Lorsque nous jouons, nous acceptons de nous tromper.
Nous cherchons à travers nos tentatives celles qui mènent au succès et rejetons celles qui mènent à l'échec.
Au fil du jeu, nous explorons diverses stratégies, parcourons différentes tactiques.
Notre partenaire, notre adversaire, l'autre joueur ou les autres joueurs nous permettent de jouer. Pourtant ils risquent gagner à nos dépens, mais qu'importe, ils jouvent avec nous.

L'erreur est une composante essentielle du jeu, comme de tout apprentissage, mais dans le jeu elle est acceptée car nous en comprenons la nécessité. Il y a même des jeux, de plus en plus nombreux, où les règles du jeu sont absentes, c'est en faisant des erreurs que l'on comprend comment jouer.

Regardons maintenant le statut de l'erreur dans la scolarité.

À l'école nous redoutons l'erreur, nous craignons de nous tromper. Pire, nous comparons nos erreurs et nos succès avec ceux des autres, comme s'ils étaient comme nous alors que nous ignorons tout de leur différence et de leur spécificité. Mais ne vont-ils pas se jouer de nous ?

Nous rêvons, nous fantasmons de réussir "du premier coup".

Combien d'élèves croient au mythe du bon-élève-qui-réussit-sans-travailler (lui) ?...

La société du spectacle encourage cette vision du monde, aliénante par nature.

 

Résumons.

D'un côté le jeu où le désir de réussir est toujours présent et l'erreur acceptée et nécessaire, comme élément constitutif du jeu (un jeu où on gagne toujours du premier coup est vite lassant). Et il y a au moins un partenaire.

De l'autre l'exercice scolaire que l'on imagine souvent infaisable dès que la difficulté surgit et où tout erreur est à proscrire. Et c'est une pratique solitaire.

 

Continuons.

Dans un jeu, le barême, même s'il n'est pas affiché, se devine et est toujours le même pour tous les joueurs.

Dans un exercice, le barême est inconnu, quand il y en a un, et il flotte toujours un parfum d'arbitraire dans la notation (malgré les offuscations des enseignants qui s'en défendent).

 

Dans un jeu, on sait où on en est par rapport au début et à la fin du jeu. Dans les jeux vidéos, il y a des niveaux.

Dans un exercice, on ne sait pas où l'on en est par rapport au début et à la fin de l'apprentissage. Quant à la notion de niveaux, elle est souvent absente ou illégitime pour les élèves.

 

En résumé, "ludique" voudrait donc dire :

- nous voulons gagner et si nous perdons ce n'est pas (si) grave (au pire une égratignure de notre amour-propre) ;

- nous allons nous tromper, faire des essais et des erreurs (c'est l'essence du jeu), ce qui nous permettra de progresser car nous avons le droit de recommencer à loisir ;

- nous jouons souvent à plusieurs ;

- nous savons que le jeu est faisable ;

- nous trouvons évident qu'il y ait des niveaux et situons toujours le nôtre ;

- nous connaissons la valeur de nos actions.

 

Donc, souvent une activité scolaire :

- où perdre joue sur notre avenir social et professionnel ;

- où se tromper est mal vu ;

- où on pratique souvent seul ;

- où on pense que c'est infaisable (Madame, il y a une erreur à la question 3 !) ;

- où on ignore notre niveau ;

- où on nous cache le barême donc la valeur de nos actions ;

est le contraire de "ludique".

 

Alors, oui, du ludique, Mesdames et Messieurs les Professeurs, les Instituteurs, les Directeurs, je vais vous en donner !

Faites vos jeux, rien ne va plus...

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:51

Pour mieux voir, parfois il faut cacher.

Ici, une feuille va servir de cache pour passer de l'oeil du spectateur à l'oeil du mathématicien (expressions d'Alain Taurisson issue de Pensée mathématique et gestion mentale).

Dans une figure géométrique, il y a trop de choses à regarder : pour mieux extraire la partie qui nous intéresse, je cache la partie qui ne nous intéresse pas.

Ou les parties qui ne nous intéressent pas avec plusieurs feuilles ou au besoin des bandelettes de papier.

Comme ça nos yeux voient seulement ce qui nous intéresse sans être distraits par "le reste".

 

C'est en fait assez amusant quand on y pense : on éteint la télé pour mieux se concentrer sur son travail = on limite les puissants distracteurs externes.

Mais quand il s'agit de se concentrer sur le triangle ABH qui est dans le triangle ABC là on ne pense pas à cacher tout ce qui n'est pas le triangle ABH...

 

Extrait du dialogue

- Et donc, comme (AH) perpendiculaire à l'hypoténuse BC du triangle rectangle ABC, les angles ABH et HAB sont complémentaires. Comme dans le triangle rectangle ABC les angles ABH et BCA sont complémentaires, alors les angles HAB et BCA sont de même mesure. [temps de pause évocative] C'est bon ?...
- Hum, non.
[l'explication orale reprenait l'explication graphique, je passe donc au niveau "objet" de l'échelle de compréhension]
- Tu as colorié en orange l'angle ABH et en rose l'angle BCA, l'angle droit est représenté en noir. Je prends donc le feutre de chacune de ses couleurs pour montrer l'angle de la même couleur. Je pose les feutres : la somme de ces trois angles fait 180 degrés, t'es d'accord ?...
- Oui, c'est ça.
- Maintenant le feutre rose reste à sa place pour indiquer l'angle ABH, le feutre noir change de place pour indiquer l'angle droit BHA. Le feutre rose va-t-il quelque part ?...
- Oui, ici (pour indiquer l'angle HAB). Ah oui, donc l'angle HAB a même mesure que l'angle BCA. C'est bon.
- Maintenant, retirons les feutres. Hum, mentalement tu utilises davantages les images ou les paroles ?...
- Les images. [note : c'est un rappel puisqu'il y a déjà eu plusieurs heures d'entretient précedemment)
- OK, alors, si tu utilises les images à l'intérieur, cela pourrait être utile que utilises aussi les images à l'extérieur. Alors voici les deux images à comparer : la première c'est celle du triangle ABC avec les trois angles : un orange, un noir carré, un rose.
La seconde, c'est celle du triangle AHB et pour ça je cache tout le reste avec une feuille, avec les trois angles : un orange, un noir carré et ... un rose. [l'ordre de présentation des angles peut avoir son importance : ça peut aider que ce soit le même en commençant par ce que l'on connaît, ce qui est là, ce qui est VISIBLE et CONNU, pour aller vers ce qui est VISIBLE et À CONNAÎTRE).
- Ah c'est beaucoup plus clair comme ça !

- Alors pense à utiliser des caches la prochaine fois, et ensuite à t'entraîner mentalement à revoir les figures qui t'intéressent dans la figure qui les contient toutes.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:08

Lors de la formation Espace-Temps, nous montrons que les "choses" soit occupent spontanément de la place, soit prennent spontanément du temps.

Lorsqu'une chose occupe de la place, donc relève de "l'espace", nous l'appelons un "objet".

Lorsqu'une chose prend du temps, donc relève du "temps", nous l'appelons un "procès" (comme "processus").

 

Selon si une chose prend de l'espace ou du temps, nous ne la comprenons pas de la même façon.

Quand nous cherchons à comprendre une action (un "procès"), nous ne faisons pas la même chose que si nous cherchons à comprendre un objet.

Dans la vie "réelle", il est assez facile de savoir si on affaire à une action (un "procès") ou un objet.

Mais sur le papier, comment distinguer une action d'un acteur ?...

Car parfois, comme en maths, on écrit de la même façon un objet ou une action (un "procès").

Par exemple dans 4 + 1, 4 est un objet qui prend de la place, alors que dans 3/4, le 4 indique une action, celle d'avoir divisé en 4. Et pourtant dans les deux cas, il s'écrit de la même façon.

 

En mathématiques, lorsque nous cherchons à prouver quelque chose, si c'est un objet ou si c'est un procès, nous ne procèderons pas de la même façon.

Le raisonnement par récurrence est une façon de démontrer une propriété qui est un procès et non un objet.

 

Et si cela nous donnait l'occasion de réaliser que parfois ce que nous croyons être un objet est en fait un procès ?...

Imaginons que nous cherchons un message caché avec une poupée gigogne (une poupée russe, une matrioshka).

Nous espérons trouver le message à l'intérieur.

Nous ouvrons la première poupée et nous tombons sur la deuxième.

Puis nous ouvrons la deuxième et nous tombons sur la troisième.

Et ainsi de suite, jusqu'à la dernière poupée, la minuscule.

Mais il n'y a pas d'objet, il n'y a pas de message. La plus petite poupée nous laisse insastifait.

Nous plaçons alors toutes les poupées les unes à côté des autres et... surprise, nous nous rendons compte qu'un message apparaît.

C'est la succession des poupées qui cachait le message.

Le message n'était pas un objet mais un procès, il était inscrit dans le temps et non dans l'espace.

 

Parfois en mathématiques nous cherchons à prouver qu'une propriété est vraie croyant avoir affaire à un objet... alors qu'en fait c'est un procès et qu'un raisonnement par récurrence pourrait la prouver beaucoup plus facilement.

Dans la vie, c'est la même chose : croire que quelque chose est un objet alors que c'est un processus peut avoir de graves conséquences.

Je pense en histoire à la "démocratie" : si nous la considérons comme un objet, elle est là, elle demeure présente et en dehors de nous.

Tandis que si nous la considérons comme un processus, alors nous nous en occupons différement, car pour qu'une action (un "procès", un processus) ait lieu, il faut que des personnes agissent, des "acteurs".

Un objet peut sembler éternel, tandis qu'un processus beaucoup moins.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:04

Michel-Ange (1475 - 1564), ce génie de la sculpture, s'est-il simplement donné la peine de s'armer d'un marteau et d'un burin pour libérer l'ange prisonnier du marbre ?

Non, il a, lui aussi, travaillé sans relâche.

Interrogé sur son "talent", il déclarait quelque chose comme : « Si les gens savaient à quel point j'ai dû travailler pour développer ce talent,  ils trouveraient cela moins extraordinaire. »

Ce qui est extraordinaire, c'est le travail accompli sur soi dont les oeuvres de Michel-Ange sont une manifestation, un travail sans cesse accompli.

Et dans ses vieux jours, il écrivait dans son cahier d'esquisses : « Ancora imparo » : j'apprends encore.

 

 

Rodin (1840 - 1917) était nul à l'école. Certains pensent qu'il fût dyslexique, ce qui est sûr, c'est qu'il était très myope et que sa famille pauvre ne le poussa pas à l'école. Il savait à peine écrire mais très bien dessiner. Aussi à 15 ans, il entre à l'École impériale de dessin où il suit l'enseignement d'Horace Lecoq de Boisbaudran. Boisbaudran est l'auteur d'une « Éducation de la mémoire pittoresque » (http://www.archive.org/download/LducationDeLaMmoirePittoresque/HoraceLecoq.odt).


Nous pouvons considérer qu'Horace Lecoq de Boisbaudran fut un des précurseurs de la gestion mentale dans la mesure où il proposait de dessiner "de mémoire" : il proposait à ses élèves de développer leurs évocations, de les stabiliser, de les enrichir, afin de s'en servir pour une production graphique. Il les obligeait à dessiner sans la perception du modèle.

Autre rencontre importante chez Rodin, la glaise : « Pour la première fois je vis de la glaise ; il me sembla que je montais au ciel. »

Ici, soulignons l'importance de la production plastique qui ouvre le monde évocatif chez Rodin.

J'ai personnellement rencontré à de nombreuses reprises l'importance de la production plastique chez des personnes dyslexiques.

 

On pourrait s'imaginer alors que la vie de Rodin fut toute facile. Que nenni. Refusé trois fois à l'École des Beaux-Arts, il doit gagner sa vie en faisant des décors. À la rue, il se réfugie chez les frères du Très-Saint-Sacrement. Ils le persuadent de revenir à la sculpture, sa véritable vocation.

Sans prolonger la biographie de Rodin, l'essentiel ici est de noter qu'il travailla constamment à l'édification de son talent.

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 15:59

Notre « société du spectacle » aime croire aux hommes dont le génie serait sans effort aucun : ils désireraient et ils obtiendraient. La nature se plierait à leurs désirs et ils obtiendraient des fruits sans fournir le labeur préalable.

Interrogeons donc ces génies, comme Newton (grâce à lui on lance des fusées avec les satellites pour nos téléphones portables...) ou Képler (grâce à ses calculs on peut envoyer un texto !).

 

« On demandait à NEWTON comment il avait fait pour découvrir le système du monde ; il répondit : EN Y PENSANT TOUJOURS.

KÉPLER a découvert la loi des révolutions en y pensant et en calculant pendant 17 ans. »

(Histoire de l'astronomie au dix-huitième siècle, Jean Baptiste Joseph Delambre, p.365 , Paris, 1827)

Partager cet article
Repost0
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 09:32

Voici un exercice de gestion mentale faisable par tous.

Pour vous laisser le temps de vous observer, il y a des blancs entre les différentes étapes.

 

Pour les pros, il suit le protocole nommé "orthographe ansérine".

 

Étape 1

Que se passe-t-il en vous si vous lisez le mot "coq-si-n'aile" ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemples :

- vous pouvez entendre le mot  "coq-si-n'aile", vous entendre faire une remarque sur la façon étrange dont ce mot est écrit, vous dire que c'est un insecte...

- vous pouvez (re) voir une petite bête rouge avec des points noirs, le mot écrit correctement, différents insectes de la même famille...

Tout est absolument possible, même de voir / d'entendre /... un coq partir à tire d'aile accompagné par une bête à bon dieu...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 2

Maintenant, pouvez-vous penser à l'orthographe (correcte) du mot qui se prononce "coq-si-n'aile" ?...
Idem, que voyez-vous mentalement, qu'entendez-vous mentalement ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 3
Maintenant, pouvez-vous compter le nombre de lettres qu'il y a dans le mot qui se prononce "coq-si-n'aile" ?...

Idem, que voyez-vous mentalement, qu'entendez-vous mentalement ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 4
Maintenant, pouvez-vous épeler le mot qui se prononce "coq-si-n'aile" ?...

Idem, que voyez-vous mentalement, qu'entendez-vous mentalement ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 5
Maintenant, pouvez-vous épeler à l'envers le mot qui se prononce "coq-si-n'aile" ?...

Idem, que voyez-vous mentalement, qu'entendez-vous mentalement ?...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Étape 6
Maintenant, à l'aide d'un dictionnaire, vérifiez, modifiez, complétez votre mot qui se prononce "coq-si-n'aile" ?...

Vous pouvez faire un saut à :

http://www.decitre.fr/gi/43/3260050668743FS.gif

ou

ou

encore là pour voir aussi à quoi elle ressemble quand elle est petite

ou
ici pour un portrait de famille

 

Maintenant que vous êtes de retour sur cette page, si votre orthographe n'était pas correcte, refaites les étapes 3, 4 et 5 (compter le nombre de lettres, épeler, épeler à l'envers).

 

Comment avez-vous l'orthographe de ce mot en tête maintenant ?...

Vous le voyez, vous vous le dites, vous vous sentez l'écrire, vous l'écrivez en l'air, avec votre doigt sur la table... ?

 

 

L'étape 7 est difficilement transposable ici, mais vous avez déjà fait un petit parcours !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 13:12
Extrait du discours d'investiture de Nelson Mandela (texte de Marianne Williamson)

prononcé lors de son investiture à la présidence de la république d'Afrique du Sud en 1994.

 

« Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
   Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
   C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. 

   Nous nous posons la question: " Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux? "

   En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être? 
   Vous êtes un enfant de Dieu. 
   Vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde.
   L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres. 

   Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous. 
   Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus: elle est en chacun de nous et, au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. 

    En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres. »

 

 

 

Texte original en anglais

Our deepest fear is not that we are inadequate.
Our deepest fear is that we are powerful beyond measure.
It is our light, not our darkness that most frightens us.
We ask ourselves, Who am I to be brilliant, gorgeous, talented, fabulous?
Actually, who are you not to be? You are a child of God.
Your playing small does not serve the world.
There is nothing enlightened about shrinking so that other people won't feel insecure around you.
We are all meant to shine, as children do.
We were born to make manifest the glory of God that is within us.
It's not just in some of us ; it's in everyone.
And as we let our own light shine, we unconsciously give other people permission to do the same.
As we are liberated from our own fear, our presence automatically liberates others.

Marianne Williamson
A Return to Love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles, Harper Collins, 1992.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 16:01

 

Ou comment réviser le français avec des objets

 

Une élève de 1ère révise pour son bac français. Mais elle hésite lourdement sur le siècle de ses auteurs.

Voici une façon de travailler avec des objets.

 

 

Fabriquer le plateau des siècles

Prendre une feuille et la partager en au moins 5 parties (ou en 6 c'est plus simple).

Écrire le nom d'un siècle sur chaque partie : XVIe, XVIIe, XVIIIe, XIXe, XXe.

 

Jeu avec figurine

Fabriquer les figurines de chaque auteur

1. Trouver une photo (ou un dessin) de la tête de chaque auteur à travailler. Par exemple : Marot, Ronsard, Molière, Marivaux, Hugo, Le Clezio, Ionesco... (avec une imprimante et internet tout devient plus simple... ou un bon livre de français et une photocopieuse fera aussi l'affaire !)

2. Trouver autant de Playmobil que d'auteurs.

2. Découper chaque photo.

3. Coller la tête sur un Playmobil.

Variante : au lieu d'une figurine, on fabrique un bonhomme de papier (2D) avec la tête de l'auteur.

 

→ Ensuite le jeu consiste à placer chaque figurine dans le siècle qui lui correspond...

 

Jeu avec carte

Fabriquer des cartes de chaque auteur

Au lieu de faire une figurine, fabriquer une carte par auteur avec sa photo.

 

Jeu avec carton

Fabriquer des cartes de chaque auteur

Découper une feuille A4 en 16 : vous avez 16 cartons. Sur chaque carton, écrire le nom de chaque auteur.

Placer ensuite les cartons dans le siècle adéquat.

 

Jeu avec des petits objets

Trouver un petit objet pour symboliser chaque auteur : noisette, gomme, taille-crayon, bouchon...

 

Peu importe la façon de travailler, ce qui compte c'est de se souvenir !

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:39

En tant que praticiens en gestion mentale, nous sommes appelés à travailler les opérateurs mathématiques.

Deux sont fondamentaux :

- l'addition, opérateur d'espace ;

- la multiplication, opérateur de temps.

Nous accompagnons la découverte chez le sujet de deux gestes de pensée bien distincts :

- poser à côté un objet différent mais de même nature = geste de l'addition ;

- répliquer pour poser à côté = geste de la multiplication.

 

Voici un extrait de ce que dit Zuida sur l'addition.

Je lui demande de faire 3 plus 2 en évocation, avec des évoqués à la limite du P1 et du P2.

« Je prends un dé avec un 3. Je le mets au milieu. Et quand vous dites plus, je le mets à gauche. Je prends un dé avec un 2 et je le mets à côté. »

Je lui demande de faire 3 multiplié par 2 en évocation, avec des évoqués à la limite du P1 et du P2.

« Je prends un dé avec un 3. J'en extrais un autre dé avec un 3 pour le mettre à côté.»

Partager cet article
Repost0
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 21:45

 

- J'ai du mal à savoir s'il faut un t ou deux dans certains mots.

- Dans des noms ou dans des verbes ?...

Si c'est dans des noms, comme dans chouette, nous devons travailler le geste de mémorisation.

Si c'est dans des verbes, comme pour jette, nous devons travailler le geste de réflexion.

 

- C'est pour la conjugaison. Je me trompe souvent avec les verbes avec les t et les l.

 

- Prenons la règle donnée dans le Bescherelle(tableau 11).

Xiongli lit la règle : « En règle générale, les verbes en -elerou en -eterdoublent la consonne lou tdevant un e muet: Je jette, j'appelle. ».

 

- Dis-moi ce que tu as compris.

- J'ai compris le e muet.

 

- Alors, qu'est-ce que le "e muet" pour toi ?

- C'est un e que l'on entend pas comme dans poule.

 

- Es-tu sûr ?

- Hum... pas tout à fait.

 

- De quoi aurais-tu besoin pour être sûr ?

- De la définition.

 

- Nous prenons un dictionnaire et nous trouvons qu'une lettre muette est une lettre non prononcée, comme le b dans plomb ou le l dans fils.

 

- C'est bon.

- Oui.

 

- Comment pourrais-tu faire pour reconnaître une lettre muette ou savoir si une lettre est muette ou non ?

(Xiongli est fort sur son geste d'imagination)

 

[...]

Voici à quoi nous aboutissons :

--> Pour reconnaître un e muet, on écrit le mot avec et le mot sans, on prononce les deux.

Si la prononciation est la même, c'est un e muet.

Si la prononciation est différente, ce n'est pas un e muet, c'est un e sonore.

(c'est la même chose pour une autre lettre muette)

Exemple :

J'écris poule / poul

Je prononce les deux mots.

Ils se prononcent pareils.

Le e de poule est un e muet.

 

Contre-exemple

J'écris fil / fi.

Je prononce les deux mots.

Ils ne se prononcent pas pareils.

Le l de fil n'est pas un l muet, c'est un l sonore.

 

Nous pourrions croire que le point difficile de la règle étant acquis, tout va bien.

C'est sans compter sur le paronyme devant.

 

- Attention, il y a un mot difficile dans la règle.

À chaque fois que tu vois ce mot dans une règle ou un énoncé, tu ralentis pour bien savoir ce qu'il veut dire : c'est le mot devant.

Par exemple, dans le mot chat, quelle est la lettre devantla lettre a ?*

- Dans le sens de la lecture ou de l'écriture, c'est la lettre t.

- C'est la réponse correcte. Et si nous regardons maintenant la règle, nous voyons une des difficultés cachées. Je vais t'aider à la découvrir. Dans jettey a-t-il un e muet ?

- Je compare jette et jett, ils se prononcent pareils, il y a un e muet : jette.

- Très bien. Maintenant quelle lettre y a-t-il devantle e muet ?...

- Aucune ! (Xiongli reste perplexe)

- Eh oui ! La règle a confondu le mot devantavec avant. Du coup, ton cerveau sent bien que la règle parle bien du t, et en même temps si on suit le sens des mots, il n'y aucune lettre devant le e muet de jette. Du coup il est partagé entre deux choses contradictoires. Alors tu hésites, et tu trompes. Et pas tout le temps.

- Ah, voilà ! C'est vrai que je ne me trompe pas tout le temps.

- La règle pourrait s'écrire comme ça :

« En règle générale, les verbes en -elerou en -eterdoublent la consonne lou tavant / derrière / à gauche d'un e muet: Je jette, j'appelle. ».

Préfères-tu après, derrièreou à gauche?

- Je préfère à gauche.

- Très bien, faisons un petit exercice maintenant. Souligne les formes correctes :

nous jetterons ou nous jeterons

jeté ou jetté

vous jettez ouvous jetez

 

Xiongli souligne alors deux formes incorrectes et une forme correcte.

 

- Alors, d'après toi, c'est ça ou non ?

- Oui.

- Comment le sais-tu ?

- C'est que je me souviens les avoir vu écrit comme ça le plus souvent.

- Pourrais-tu utiliser la règle pour vérifier ?

- D'accord.

Quel e de jetterons dois-je vérifier ?...

- OK, changeons la façon de faire.

1. Repérer la lettre t ou ldes verbes en -eter ou -eler.

2. Repérer le e à droite du t ou du l.

3. Déterminer si ce e est muet ou non : écrire le mot avec ce e, écrire ce mot sans ce e.

4. Ces deux mots se prononcent-ils pareils ? Oui, le e est muet, je double le t ou le l.

Non, le e est sonore, j'écris un seul t ou un seul l.

 

Alors, pour jetterons / jeterons, c'est le second e.

J'écris jetterons / jettrons : ça se prononce pareil donc le e est muet, il y a deux t : nous jetterons.

J'écris jeté / jet, ça ne se prononce pas pareil donc le é est sonore, il y a un seul t : jeté.

J'écris jettez / jettz, ça ne se prononce pas pareil, le e est sonore, il y a un seul t : jettez.

 

- C'est bon ?

- Oui, c'est ça.

- Très bien.

Alors, le é ou le è sont toujours sonores, c'est d'ailleurs pour ça qu'on leur a mis un accent (pour accentuer le son). (Xiongli est aussi expliquant donc friand d'explications)

 

- Pour terminer, même chose avec il jeta / il jetta.

- Alors jet / jeta, le a est sonore, un seul t : il jeta.

- ça marche, mais il y a plus rapide : si c'est une autre lettre que e, il y a toujours un seul t...

- Ah ouais !

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de gestionmentale.org
  • : La gestion mentale dans tous ses états : être attentif, mémoriser, comprendre, réfléchir, imaginer n'auront plus de secrets
  • Contact

Recherche

Liens